Et voilà encore un dinosaure de la médecine d’Entremont qui quitte la Maison de la Santé du Grand Entremont (MSGE). Après Gilbert Bruchez, François Barmettler, c’est au tour de Jean-Pierre Deslarzes de prendre de la distance.

Jean-Pierre Deslarzes… quel bonhomme ! Retracez sa vie en quelques lignes, c’est mission impossible ! Même son acolyte Gilbert Bruchez n’y parviendrait pas. Tout commença dans un hameau du Val de Bagnes, il fréquenta le Collège de Bagnes avant de partir au collège de St-Maurice pour se rendre compte que ce n’était pas son truc… Le voilà entreprendre un apprentissage de mécanicien, puis exercer différents jobs dans sa vallée. Quand la motivation fut de retour, après une maturité, il décide d’entreprendre des études de médecine. Après Bruxelles, il les accomplira finalement à Grenoble. C’est alors qu’il deviendra papa. Plus le loisir de tergiverser, il effectuera ses stages de formation postgraduée avant de rejoindre son cher Val de Bagnes pour ouvrir un cabinet de médecine générale avec son ami Gilbert Bruchez en 1983. Il y exercera de nombreuses années. Il sera aussi parmi les fondateurs du GRIMM (groupement d’intervention médicale en montagne).

Après la disparition de son épouse , Jean-Pierre ressentira le besoin de retrouver une nouvelle motivation. Il abandonne ainsi son val de Bagnes pour mettre son expérience à profit de l’Organisation des Secours en Valais, qu’il dirigera jusqu’à ses 65 ans. Si vous pensiez que JP allait se couler une douce retraite, vous vous mettez le doigt dans l’œil ! Il devient consultant pour les secours du canton du Jura pour les rendre plus performants.

Enfin il est approché par les communes d’Entremont via leur Préfet Jean-Maurice Tornay pour plancher sur l’avenir de la médecine en Entremont, puisque le constat a été fait que l’on se dirige tout droit vers une grave pénurie médicale. Un long chemin l’attend avec ses collègues médecins d’Entremont pour définir le meilleur moyen d’attirer de jeunes collègues dans notre région. Rapidement l’ensemble des médecins d’Entremont se rassembleront derrière un projet de Maison de Santé à Sembrancher pour tout le district. Un travail de préparation énorme dans ce sens sera effectué par Jean-Pierre associé à ses collègues de Bagnes, d’Orsières et de Sembrancher. Les communes d’Entremont , menées par leurs présidents et par le Préfet s’allieront à la MSGE (Bovernier ayant aussi montrer son intérêt).

Malheureusement, la commune chère au cœur de Jean-Pierre refuse de s’associer à cette entreprise préférant faire cavalier seule. Ce fut une période difficile pour Jean-Pierre et son ami Gilbert Bruchez, que certains n’hésiteront pas à traiter de traitres.

Mais le 1er juin 2016, la MSGE ouvre ses portes aux patients et ce sera une belle satisfaction pour Jean-Pierre. En 2018 la commune de Bagnes ayant échoué dans son projet de centre médical à Villette, demande en toute discrétion son adhésion à la MSGE… Jean-Pierre reprendra même une activité médicale pour assurer des gardes à la MSGE, puis se contentera de gérer les aspects administratifs jusqu’au 23 mars 2019. L’arrivée de jeunes médecins à la MSGE constitue la récompense ultime de tous ses efforts. Est-ce une retraite?

Pas vraiment, car le bonhomme a encore bien des flèches à son arc. Il participe aux derniers détails avant la parution d’un dictionnaire du patois bagnard, collabore avec la commune de Bagnes pour améliorer la couverture médicale de Verbier…

Et puis au côté de Doris son épouse, il peut s’occuper des petits-enfants, il aura un peu plus de temps pour la musique, le cinéma (il a été aperçu en curé dans le récent film « la débâcle de Giétro») et voyager (surtout si il continue à préférer le bateau à l’avion pour rejoindre l’Amérique). Bref, on a pas fini d’entendre parler de Jean-Pierre Deslarzes qui dispose en plus d’un bon patrimoine génétique, son papa étant devenu centenaire. Bonne suite JP !

Gilbert Darbellay

Félicitations à nos 2 assistantes Laura Gard et Tamara Maret pour leur « Intégrale du Rogneux », encouragées par Laura Maître, Rébecca Magnin et Tiffany Thétaz.

Le 31 décembre 2018, le Dr François Barmettler quittera la Maison de la Santé pour tirer un trait final sur sa longue carrrière médicale.

Diplômé en médecine en 1975, il effectuera sa formation post-graduée entre Lausanne, Fribourg, Payerne et Château d’Oex. Il partira ensuite pour 8 ans en Australie. Au pays des kangourous, les distances sont tout autres que celle de l’Entremont, et les visites à domicile se font souvent en avion… Mais le voilà de retour en Helvétie …il exercera durant 24 ans à Sembrancher, ainsi qu’une demi-journée par semaine à Finhaut.

En juin 2016 il fera le déménagement direction la Maison de la Santé. Le déplacement n’est pas à l’échelle de ses visites australiennes… en effet il s’agit de quelques dizaines de mètres. Lui est resté fidèle à son village d’adoption professionnelle, contrairement à ses collègues d’Entremont … Si la distance à parcourir de son ancien cabinet à la MSGE est courte, l’effort consenti est grand : le passage à l’ère de l’ordinateur , la collaboration avec des collègues et de nouvelles assistantes médicales (heureusement que Chantal et Fabienne l’ont accompagné), les gardes médicales . Le Dr François Barmettler a consenti à supporter tous ces tracas et à prolonger sa carrière médicale pour être certain que ses chers patients disposent à son départ d’une prise en charge adéquate.

Et le jour de tirer sa révérence à la médecine est arrivé. François laissera à ses patients , à ses collègues et ses assistantes médicales le souvenir d’un homme d’une grande gentillesse, discret et dévoué. Lors de son pot d’adieu, Chantal Schule, sa fidèle assistante durant plus de 25 ans, puis Denis Chevalley (qui a quasiment canonisé notre Saint-François) ont rendu un bel hommage oratoire au Dr Barmettler. (Adieux au Dr Barmettler par Chantal Schule)

Nous te souhaitons une belle retraite à titiller la truite, à te ballader sur les plages thaïlandaises avec ton épouse. Bon vent et merci pour tout ce que tu as donné à L’Entremont.

Gilbert Darbellay

 

 

Nos ado n'ont décidément pas grand chose à envier à certains athlètes dopés qui ont toujours une guerre d'avance sur les contrôles anti-dopage...

Nous connaissons tous les alcoolisations rapides et massives -(binge drinking) - chez certains jeunes et parfois très jeunes. Ils sont nombreux à visiter les urgences hospitalières, tant que certains politiciens avaient même suggéré que ces hospitalisations ne soient plus pris en charge par l'assurance de base... Ces situations sont peut-être fréquentes, mais il ne faudrait pas les banaliser. Le pronostic vital peut être engagé. Ces alcoolisations massives peuvent débouché sur des arrêts respiratoires, des broncho-aspirations graves, des hypothermies particulièrement lors de froides soirées hivernales du type Nouvel An, voir des problèmes psychiatriques.

Nous pensons parfois que ces problèmes sont ceux des villes et que notre jeunesse est différente. Grosse erreur, bals, tournois populaires, concerts locaux dans les vallées ont leur lot de catastrophes. Il n'est pas nécessaire d'être marginal toxicomane banlieusard. Un  jeune homme de la région, bien intégré professionnellement et socialement, a perdu la vie dans ces circonstances.

Mais je suis tombé des nues quand une maman de la région m'a relaté ce qui se passait dans des soirées entre jeunes actuellement et ceci dans un de nos villages entremontants et même dans une bâtisse vouée a priori au sport... Il ne suffit plus de consommer des alcools forts mélangés à des boissons dites énergisantes (bourrées de caféine). Maintenant il faut y ajouter des sirops antitussifs (codéine ou dextrométorphane) et des anti-allergiques. On crée ainsi des boissons appréciées de rappeurs ou de pseudo-chanteur (style Justin Bieber...) qui ont pour nom "LEAN" ou "PURPLE DRANK". Le résultat est une drogue - appelons un chat un chat- qui fait planer nos ado, mais pas longtemps, car le coma est proche. Les risques sont majeurs d'arrêt respiratoire et de mort, mais aussi de troubles psychiatriques , d'accoutumance...

Quand l'horreur arrive, qu'un jeune homme ou une jeune fille disparaît à jamais lors d'une fête, une famille est dévastée à jamais, quelle pire douleur que de perdre un enfant? Mais la jeunesse entremontante a parfois la mémoire courte. 

Evitons de favoriser ce type de comportement, notamment en informant nos jeunes, en évitant de leur mettre à disposition des alcools forts et peut-être de douter de l'utilité de médication pour une toux ou une allergie un soir de fête...

Gilbert Darbellay

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